Des Académiques aux Refusés : la peinture sous le Second Empire par Fabrice Villelongue 19 octobre 2017 au Musée de l’Hospice Comtesse – Vidéo

Alexandre Cabanel

La Mort de Moïse – 1851 – Libre de droits

Des académiques aux refusés, Fabrice Villelongue évoque la peinture sous le Second Empire, et plus précisément, de l’Art Royal, à l’Art Pompier jusqu’aux prémisses de l’Art Impressionniste, les règles d’acceptation ou de refus des tableaux soumis à l’approbation des institutions.

Conférence proposée par les Amis des musées des Hauts-de-France au musée de l’Hospice Comtesse, le  19 octobre 2017

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L’Académie Royale de peinture, évoque Fabrice Villelongue a été crée en 1648 à l’initiative de Charles Le Brun sous le règne de Napoléon III. Son but était d’ouvrir les portes de l’Art aux talents ne disposant pas d’avantage de naissance,  ne pouvant, donc, être cooptés par une élite de pouvoir.

Pour y être accepté, le tableau  devait suivre  cinq règles rigoureuses et impératives :

  1. Etre achevé : sans imprécisions ni parties grossièrement élaborées.
  2. Imiter les anciens, la nature.
  3.  Avoir été élaboré en atelier.
  4. Présenter des corps calibrés suivant les « canons » des règles anatomiques.
  5. Préférer dans sa composition la précision du trait à la couleur.

Alexandre Cabanel

L’ange déchu 1847 – Libre de droits

Naturellement, nombres de peintres avant-gardistes ne suivront pas ces préceptes par trop perturbateurs de leur créativité.

Napoléon III, contrarié et ému par la sévérité d’un jury académique ayant écarté pas moins de 3000 oeuvres, leur concédera un salon en 1863 : « Le salon des refusés ».